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- Transport et mobilité des salariés : prime carburant, forfait mobilités durables, sécurité routière… le CSE sur tous les fronts

Carburants au plus haut, budgets sous tension : le CSE peut agir sur la mobilité de ses collègues. Droits des salariés, prime carburant, forfait mobilités durables, prévention du risque routier, activités sociales : nos repères pratiques pour savoir quoi demander à la direction et ce que vous pouvez faire dès maintenant.
Avec un prix du gazole autour de 2,40 € le litre et un budget transport qui pèse de plus en plus lourd dans les foyers, se rendre au travail est devenu un vrai sujet de pouvoir d’achat. Pour les salariés sans alternative à la voiture, c’est parfois le premier poste de dépense contraint. Ce sont aussi les premiers touchés : trois actifs sur quatre vont travailler en voiture, y compris sur de courtes distances.
Dans ce contexte, le CSE a un rôle à jouer. Mobilité et pouvoir d’achat, santé et sécurité, information du personnel, activités sociales : le sujet touche presque toutes les attributions de l’instance. Pourtant, beaucoup d’élus ne savent pas quels leviers ils peuvent actionner, ni ce que l’employeur est tenu de faire.
Ce dossier fait le point, de façon pratique sur :
● Le contexte de crise : prix des carburants, poids du transport dans le budget des ménages, dépendance à la voiture et urgence écologique, avec les chiffres clés à connaître.
● Les dispositifs d’aide : prise en charge obligatoire des abonnements de transport, prime carburant (dont le plafond a changé trois fois cette année), forfait mobilités durables et aides de l’État.
● Le rôle du CSE, en trois volets : négociation et plan de mobilité employeur ; santé, sécurité et prévention du risque routier ; information des salariés et activités sociales et culturelles.
● Une feuille de route : les questions à poser à la direction et les actions concrètes à mener dès la prochaine réunion.
Sommaire
1. Un contexte de crise : se déplacer coûte de plus en plus cher
Une flambée des prix des carburants
Depuis mars 2026, les carburants atteignent des niveaux très élevés (gazole autour de 2,35 € le litre début octobre), ce qui alourdit la facture des salariés qui font leurs trajets domicile-travail en voiture.
Un poste majeur du budget des ménages
Le transport est l’un des tout premiers postes de dépense des ménages, derrière le logement. Selon les définitions et les années, l’Insee le situe autour de 13 à 15 % du budget de consommation, au coude à coude avec l’alimentation, contre environ un tiers pour le logement. Pour un salarié qui n’a pas d’alternative à la voiture, la facture domicile-travail pèse bien davantage : plein, entretien, assurance, stationnement.
Une dépendance à la voiture qui rend les salariés vulnérables
● 74 % des actifs en emploi vont travailler en voiture, 16 % en transports en commun, environ 8 % à pied ou à vélo (Insee, enquête publiée en janvier 2021).
● Même sur moins de 5 km, la voiture représente encore environ 60 % des trajets domicile-travail.
● Les transports en commun restent concentrés dans les grandes aires urbaines : à Paris, sept actifs sur dix les utilisent, contre 3 % des actifs vivant dans les couronnes d’aires urbaines et 1 % hors aire d’attraction des villes (Insee).
Ces écarts expliquent pourquoi la hausse des carburants frappe d’abord les salariés des territoires périurbains et ruraux, les horaires décalés et les bas salaires.
Une urgence écologique
Le transport représente environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre de la France, la voiture individuelle en étant la principale source. Réduire l’autosolisme (un conducteur seul dans son véhicule) est donc un levier central de la transition, et c’est précisément l’objet des obligations de mobilité imposées aux entreprises par la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019.
La réponse des pouvoirs publics en 2026
● Mai 2026 : annonce du doublement du plafond d’exonération de la prime carburant versée par l’employeur (de 300 € à 600 €).
● 6 août 2026 : le BOSS (Bulletin officiel de la Sécurité sociale) confirme la tolérance à 600 €.
● 22 septembre 2026 : nouveau plan de soutien de 450 millions d’euros. Le gouvernement annonce un plafond exceptionnel de 1 000 € pour la prime carburant employeur et une aide « grands rouleurs » de 100 € pour octobre-décembre, élargie à 5,5 millions de bénéficiaires.
2. Les dispositifs d’aide à la mobilité domicile-travail
Trois blocs coexistent : une obligation légale (les abonnements de transport public), deux dispositifs facultatifs que l’employeur peut mettre en place (prime carburant et forfait mobilités durables) et des aides de l’État qui ne passent pas par l’entreprise.
Vue d’ensemble
| Dispositif | Nature | Règle et plafond 2026 |
|---|---|---|
| Abonnements de transport public et location de vélos en libre-service | Obligatoire | Prise en charge d’au moins 50 % du prix des titres (art. L.3261-2 du Code du travail), tarif 2e classe, y compris pour les temps partiels (prorata de la durée du travail). Exonération jusqu’à 75 % du prix de l’abonnement pour 2026 (loi de finances 2026, prorogation jusqu’au 31 décembre 2026). |
| Prime carburant (ou « prime transport ») | Facultatif | Plafond d’exonération : 300 € en régime de base, 600 € par tolérance du BOSS depuis le 6 août 2026, 1 000 € annoncés pour les sommes versées jusqu’au 31 décembre 2026 (en attente de texte). Cumul avec la prise en charge de l’abonnement admis temporairement. |
| Forfait mobilités durables (FMD) | Facultatif | Vélo (y compris électrique), covoiturage, autres mobilités partagées : exonération jusqu’à 600 € par an et par salarié, 900 € en cas de cumul avec la prise en charge de l’abonnement de transport public. |
| Aide « grands rouleurs » | État | Aide de 100 € pour octobre à décembre 2026, versée par l’État (non par l’employeur), élargie à 5,5 millions de bénéficiaires. |
La prise en charge obligatoire des abonnements
Tout employeur privé, quelle que soit sa taille, doit rembourser au moins 50 % du prix des abonnements de transports publics ou de location de vélo en libre-service souscrits par ses salariés pour aller travailler. Le salarié doit fournir un justificatif (titre d’abonnement ou attestation sur l’honneur). Cette part est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. Pour 2026, l’employeur qui va au-delà (jusqu’à 75 %) bénéficie aussi de l’exonération.
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Bon à savoir Le salarié qui bénéficie déjà du remboursement obligatoire peut, en 2026, cumuler avec la prime carburant et le FMD, dans la limite des plafonds. Le cumul « prime carburant + abonnement » est un assouplissement temporaire de la règle habituelle : le Code du travail l’interdit en temps normal. |
La prime carburant
Facultative, elle couvre tout ou partie des frais de carburant (ou d’alimentation d’un véhicule électrique, hybride rechargeable ou à hydrogène) engagés pour le trajet domicile-travail. En 2026, elle s’ouvre à l’ensemble des salariés qui utilisent leur véhicule personnel, et plus seulement à ceux qui n’ont pas accès aux transports en commun. Elle peut être calculée au prorata du temps de travail pour les temps partiels.
● Mise en place : par accord collectif ou, à défaut, par décision unilatérale de l’employeur après consultation du CSE s’il existe.
● Égalité : tous les salariés placés dans une situation analogue doivent bénéficier de la même prise en charge.
● Plafond : trois niveaux se succèdent en 2026 (300 €, 600 € puis 1 000 € annoncés), d’où la nécessité de dater précisément chaque versement.
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Points de vigilance Un salarié ne peut pas exiger la prime : elle reste facultative. Le CSE peut en revanche demander à la direction de l’ouvrir ou de la négocier, notamment dans le cadre de la négociation annuelle (voir partie 3). |
Le forfait mobilités durables
Issu de la loi LOM (Loi d'Orientation des Mobilités) du 24 décembre 2019, le forfait mobilités durables finance les trajets à vélo (personnel ou électrique), en covoiturage (conducteur ou passager), en engins de déplacement personnel loués ou en libre-service, et en transports en commun hors abonnement. L’employeur le met en place par accord ou par décision unilatérale après consultation du CSE. Il se verse sous forme d’allocation forfaitaire, sur justificatifs. Il n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels.
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Points de vigilance Les plafonds du FMD ont plusieurs fois varié depuis 2022 et les guides divergent (500 €, 600 €, 700 € ou 800 € selon la date). Les sources les plus récentes consultées retiennent 600 € seul et 900 € en cumul avec l’abonnement. Confirmez le montant sur urssaf.fr avant de le présenter aux salariés. |
Titre-mobilité et autres leviers
● Titre-mobilité : équivalent du titre-restaurant dédié aux frais de transport, il peut matérialiser la prise en charge de certains frais de mobilité.
● Mesures non financières : flotte de vélos partagés, bornes de recharge, parkings sécurisés pour deux-roues, plateforme de covoiturage interne, navettes, aménagement des horaires et télétravail.
3. Le rôle du CSE
3.1 Négociation et consultation
La mobilité dans la négociation annuelle (NAO / QVCT)
Depuis la LOM, les entreprises employant au moins 50 salariés sur un même site et dotées d’un délégué syndical doivent aborder, lors de la négociation annuelle sur la qualité de vie et des conditions de travail (art. L.2242-17 du Code du travail), les mesures visant à améliorer la mobilité des salariés : réduction du coût de la mobilité, incitation aux modes de transport vertueux, prise en charge des frais personnels de transport.
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Points de vigilance La NAO est une négociation entre l’employeur et les organisations syndicales (délégués syndicaux), non une consultation du CSE. Le CSE n’y siège pas en tant que tel. Ses élus peuvent toutefois être aussi délégués syndicaux, et le CSE a toute légitimité pour alerter, documenter et nourrir la négociation (enquête auprès du personnel, remontée des difficultés de trajet). |
Le plan de mobilité employeur (PDME)
À défaut d’accord à l’issue de la négociation, les entreprises concernées doivent élaborer un plan de mobilité employeur (art. L.1214-8-2 du Code des transports). Il évalue l’offre de transport existante, analyse les déplacements domicile-travail et professionnels, et prévoit des actions pour réduire l’usage de la voiture solo et favoriser les modes durables. Il est transmis à l’autorité organisatrice de la mobilité du territoire.
● Seuil : 50 salariés au moins sur un même site, avec intégration de tous les sites de l’entreprise dans le plan.
● Périmètre : le plan est visé pour les sites situés dans le périmètre d’un plan de mobilité d’agglomération (communes des agglomérations de plus de 100 000 habitants). Vérifiez si votre site est concerné auprès de l’autorité organisatrice de la mobilité.
● Rôle du CSE : le texte ne prévoit pas expressément sa consultation sur le PDME, mais le sujet touche à l’organisation du travail, aux conditions de travail et aux déplacements du personnel. Le CSE est en droit de demander à être informé et consulté, et la bonne pratique consiste à l’associer dès le diagnostic.
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Bon à savoir Un PDME de qualité s’appuie sur un questionnaire mobilité envoyé aux salariés. Le CSE peut proposer de le co-construire : lieux de résidence, modes utilisés, horaires, difficultés de stationnement ou de desserte, attentes. |
Le suivi des accords et des obligations
● Vérifier que l’employeur applique la prise en charge obligatoire de 50 % (tous les salariés abonnés, temps partiels compris). À défaut, l’employeur s’expose à une sanction.
● Vérifier la cohérence des plafonds avec les textes en vigueur, en particulier pour la prime carburant en 2026.
● Demander la consultation du CSE avant toute décision unilatérale instaurant le prime carburant ou le FMD.
● Contrôler l’égalité de traitement entre salariés dans une situation analogue.
● Obtenir les données utiles : nombre de bénéficiaires, budget consacré, éventuelles demandes refusées.
3.2 Santé, sécurité et conditions de travail (SSCT)
Le risque routier et le trajet domicile-travail
Le trajet domicile-travail est une source de risques réels pour les salariés. En 2024, l’Assurance Maladie – Risques professionnels a reconnu 130 334 accidents de trajet et dénombré 318 décès consécutifs à des accidents de trajet, dont 222 d’origine routière. Les accidents de trajet ont progressé de 0,7 % sur un an.
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Points de vigilance L’accident de trajet est couvert par la branche AT/MP (art. L.411-2 du Code de la sécurité sociale), mais il relève d’un régime distinct de l’accident du travail, car le salarié n’est pas, pendant son trajet, sous l’autorité de l’employeur. À l’inverse, le risque routier professionnel (déplacements pour mission, véhicule de service) est un risque du travail que l’employeur doit évaluer et intégrer au DUERP. |
Prévention et sensibilisation via la CSSCT
La Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est obligatoire au sein du CSE dans les entreprises d’au moins 300 salariés. En deçà, c’est le CSE lui-même qui exerce les missions en santé, sécurité et conditions de travail. Dans les deux cas, il peut proposer des actions de prévention du risque routier :
● ateliers de simulation et de sensibilisation (alcool, fatigue, téléphone au volant) ;
● formations à l’éco-conduite, qui réduisent à la fois la consommation de carburant et la sinistralité ;
● sensibilisation à la sécurité des deux-roues (vélo, trottinette, deux-roues motorisés) et aux équipements de protection ;
● campagnes saisonnières (changement d’heure, hiver, vigilance sur les trajets nocturnes).
Ces actions peuvent être intégrées au PAPRIPACT (programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail), obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés, sur la base des résultats du DUERP. Le CSE est consulté sur ce programme.
Fatigue, temps de transport et bien-être
Le CSE peut remonter la fatigue liée aux temps de trajet excessifs, aux difficultés de stationnement ou à une desserte insuffisante, et demander des aménagements : horaires décalés pour éviter les heures de pointe, télétravail, regroupement des jours de présence, navettes depuis un pôle de transport, places de stationnement ou abris vélos sécurisés.
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Bon à savoir Ces remontées peuvent nourrir le DUERP (risques liés aux trajets, à la fatigue, aux horaires atypiques) et alimenter la négociation sur le télétravail et la QVCT. |
3.3 Information des salariés et proposition d’avantages
Informer le personnel sur ses droits
Beaucoup de salariés ignorent qu’ils ont droit au remboursement de 50 % de leur abonnement, ou que leur employeur peut ouvrir un prime carburant ou un forfait mobilités durables. Le CSE peut jouer un rôle de relais :
● une fiche pratique « mes droits et aides mobilité » diffusée par l’intranet, l’affichage ou la newsletter du CSE ;
● un récapitulatif des démarches (justificatifs à fournir, délais, interlocuteur RH) ;
● une information sur les aides locales (région, métropole, autorité organisatrice de la mobilité) et sur l’aide « grands rouleurs » de l’État.
Les activités sociales et culturelles (ASC)
Sur son budget d’ASC, le CSE peut envisager des aides complémentaires : participation à l’achat d’un vélo, location de vélos, abonnement à un service d’autopartage, bons d’achat. Ces aides doivent respecter les règles applicables aux ASC : bénéficier à l’ensemble des salariés, selon des critères objectifs et non discriminatoires.
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Points de vigilance Le CSE ne peut pas se substituer à l’employeur pour financer la prise en charge obligatoire des abonnements. Le régime URSSAF d’une aide à la mobilité versée par le CSE (avantage exonéré ou assimilé à du salaire) dépend de sa qualification. Vérifiez-la auprès de l’URSSAF ou de votre expert-comptable avant tout vote. Pour les chèques-cadeaux, l’exonération suppose un événement reconnu par l’URSSAF et le respect du seuil de 200 € par salarié et par an en 2026 (5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale). Un « chèque mobilité » sans événement ouvrant droit risque d’être requalifié. |
4. Chiffres clés
| Indicateur | Valeur | Source / date |
|---|---|---|
| Gazole, prix moyen national | 2,35 € / litre (2,239 € en avril 2026) | DGEC, début octobre 2026 |
| SP95-E10, prix moyen national | 2,14 € / litre | DGEC, début octobre 2026 |
| Part des taxes dans le prix | ≈ 42 % (gazole), ≈ 48 % (SP95-E10) | DGEC, octobre 2026 |
| Transport dans le budget des ménages | ≈ 13 à 15 % | Insee (selon années et définitions) |
| Actifs allant travailler en voiture | 74 % | Insee, janvier 2021 |
| Voiture sur trajets de moins de 5 km | ≈ 60 % | Insee, janvier 2021 |
| Accidents de trajet reconnus | 130 334 | Assurance Maladie – Risques pro., 2024 |
| Décès par accident de trajet | 318 (dont 222 routiers) | Assurance Maladie – Risques pro., 2024 |
| Prise en charge obligatoire des abonnements | ≥ 50 % (exonération jusqu’à 75 % en 2026) | Code du travail, loi de finances 2026 |
| Forfait mobilités durables | 600 € (900 € avec abonnement) | Sources 2026, à confirmer sur urssaf.fr |
| Prime carburant employeur | 300 € → 600 € → 1 000 € annoncés | BOSS 6 août 2026 ; annonce du 22 sept. 2026 |
| Plan de soutien carburants | 450 M€ ; aide grands rouleurs de 100 € (oct.-déc.) | Communiqué du 22 sept. 2026 |
| Seuil du PDME | 50 salariés sur un même site | Code des transports, L.1214-8-2 |
5. Passer à l’action : feuille de route pour le CSE
Questions à poser à la direction
● L’entreprise applique-t-elle la prise en charge à 50 % pour tous les salariés abonnés ? Va-t-elle jusqu’à 75 % en 2026 ?
● Un prime carburant ou un FMD existe-t-il ? Sinon, la direction envisage-t-elle d’en instaurer un, et dans quel calendrier ?
● La mobilité a-t-elle été abordée lors de la dernière NAO ? Un accord ou un PDME existe-t-il ? Le CSE peut-il en obtenir communication ?
● Le DUERP intègre-t-il le risque routier professionnel et les risques liés aux trajets ?
● Quelles actions de prévention du risque routier figurent dans le PAPRIPACT ?
Actions possibles du CSE
| Étape | Action concrète |
|---|---|
| 1. Diagnostiquer | Mener un questionnaire mobilité auprès des salariés (domicile, mode, coût mensuel, difficultés). |
| 2. Informer | Diffuser une fiche pratique sur les droits et aides, mise à jour à chaque évolution (prime carburant notamment). |
| 3. Négocier / proposer | Transmettre aux délégués syndicaux et à la direction les attentes remontées, pour la NAO ou un accord mobilité. |
| 4. Prévenir | Proposer à la CSSCT des ateliers de sécurité routière et d’éco-conduite, à inscrire dans le PAPRIPACT. |
| 5. Compléter | Étudier, via les ASC et après vérification URSSAF, une aide à l’achat d’un vélo ou un accès à une offre de mobilité partagée. |
| 6. Suivre | Mesurer chaque année le nombre de bénéficiaires et ajuster. |
|
Bon à savoir Avant toute communication aux salariés, vérifiez trois points : le plafond de la prime carburant publié au Journal officiel ou au BOSS, le plafond du FMD sur urssaf.fr, et la date de fin des mesures temporaires (31 décembre 2026 pour plusieurs d’entre elles). |
6. Repères juridiques et sources
| Sujet | Références |
|---|---|
| Prise en charge des abonnements | Code du travail, art. L.3261-2 et R.3261-1 et suivants ; loi de finances pour 2026, art. 68 (prorogation 75 %) |
| Prime carburant et FMD | Code du travail, art. L.3261-3 et L.3261-3-1 ; tolérance BOSS du 6 août 2026 ; communiqué n° 1054 du 22 septembre 2026 |
| Négociation sur la mobilité | Code du travail, art. L.2242-17 (loi LOM du 24 décembre 2019) |
| Plan de mobilité employeur | Code des transports, art. L.1214-8-2 |
| Accident de trajet | Code de la sécurité sociale, art. L.411-2 |
| PAPRIPACT, DUERP, CSSCT | Code du travail, art. L.2312-9, L.4121-3-1, L.2315-36 et suivants |
| Données statistiques | Insee (déplacements domicile-travail, budget des ménages) ; DGEC (prix des carburants) ; Assurance Maladie – Risques professionnels, rapport annuel 2024 |
La flambée des carburants a rendu visible une réalité que beaucoup de salariés connaissent depuis longtemps : se rendre au travail a un coût, et tous n’ont pas le choix de leur moyen de transport. Face à cette situation, le CSE n’est pas un simple spectateur. Il peut demander à la direction d’ouvrir un prime carburant ou un forfait mobilités durables, vérifier que la prise en charge obligatoire des abonnements est bien appliquée, nourrir la négociation et le plan de mobilité employeur, proposer des actions de prévention du risque routier et informer le personnel de ses droits.
Les dispositifs de 2026 évoluent vite, et plusieurs sont temporaires. Avant toute démarche, vérifiez les plafonds et les dates de fin sur les textes officiels ou auprès de l’URSSAF.
Publié le 12 octobre 2026
Rédigé par Officiel CSE
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